Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 21:18
Ni estas en Saharo, en suda parto de Tunizio  : estas sabla dezerto.
Jen unue
ĉarma loĝanto !
undefined

Ĉi tie estas vilaĝoj ĉe monteto

undefinedundefinedkaj ĉi tie sur monteto.
undefinedTamazirta tendo
undefinedPromenado sur dromedaro kiu estas kamelo kun sola ĝibo.
undefinedDunoj
undefined

Oni povas ankoraŭ vidi salan dezerton. Male vi kredas, ne estas monto for : estas miraĝo !

undefinedundefinedOlivarboj kreskas apud dezerto sed ili bezonas akvon kiun oni metas nur ĉe piedo.
undefinedOpuntioj ĉirkaŭas la kampojn : tio senkuraĝigas vin eniri.
undefined
Publié dans : Vojaĝoj
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 21:21
 
Ĉiuj homoj konas la piramidojn de Keopso, Kefreno kaj Mikerinoso (4a dinastio). Stari apud ili estas tre impresa. undefinedundefinedundefinedNi ankaŭ vizitis la solaran ŝipeton kie loĝis la animo de la mortita reĝo por ĝia longa vojaĝo ĝis la deo. Tiu ligna ŝipo mezuras 43 metrojn. Kaj iliaj tabuloj ne tenas per najloj sed ŝnuroj. undefined undefined
 
Par Marilu - Publié dans : Vojaĝoj
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 21:25

Moskvo estas mirinda urbo. Por la homoj kiuj ŝatas viziti monumentojn, estas multaj malsimilaj. Ekzemple : la Kremlo kaj la Ruĝa Placo.

Ĉirkaŭ la Ruĝa pavita Placo, kiu cetere ne estas ruĝa, en la orienta parto, estas la Muzeo de Historio, granda ruĝa brika domego, sude (dekstre) la Gumo, antaŭe ŝtata magazeno kaj fariĝita luksa komerca galerio, inter ili la Katedralo de Kazan.

La Muzeo de Historio

La Katedralo de Kazan

La magazeno Gumo kaj la interno

Trans la placo estas la Katedralo Bazilo


Ne tro malproksime el la Ruĝa Placo, oni malkovras la teatro Bolŝoj.

Ĝis  por la vizito de la Kremlo.

Publié dans : Vojaĝoj
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 18:04

Comme un petit serpent bleu, la petite rivière Vicha entoure sept collines crépues.
Chaque colline ressemble à une toque en mouton. Chaque colline au printemps présente son chœur musical. Chaque colline est une source d'arôme frais des bourgeons collants et des feuilles qui s'ouvrent juste. Ici, dans les bois de bouleaux, se frayant un passage à travers la verdure arborée, descendaient de la montagne les murs blancs des monastères et sur les vertes plaines herbeuses s'enracinaient des petites églises basses et arrondies.
Déjà durant les jours de fêtes, les collines bruissaient de sons étouffés et lents. Sur les chemins verdoyants venant des villages alentour et se dirigeant vers les monastères, se traînaient des files de campagnardes vêtues de larges vestes et de jupes pesantes, démodées, en cotonnade de diverses couleurs.
De la ville, des fiacres couverts de poussière amenaient lentement un pieux intellectuel. Près des murs blancs, des mendiants chantaient en nasillant et des vieilles proposaient des petites croix et des images saintes aux teintes pâles. Des pèlerins venant de Palestine vendaient à des crédules des bouteilles d'eau sainte et des fragments de la Croix de Jésus. Des gens plus intelligents vendaient des gâteaux, du kvas, des boucles d'oreilles bon marché, des bagues, des sifflets d'argile, des jouets, des étoffes colorées, des galanteries.
Autour des monastères, pendant les semaines de fête, il y avait aussi la foire avec des arlequins, des manèges, des théâtres de marionnettes, des étals ; la foule s'y promenait et les batailles entre ivrognes s'y déroulaient. Le matin, les gens se tenaient à genoux dans les églises devenues noires et à moitié sales et l'après-midi, ils se déversaient à la foire, buvaient et se débauchaient. Le soir, la forêt entendait les trilles joyeuses de l'harmonica et la nuit, en prêtant l'oreille, on pouvait entendre des bribes de cris d'ébriété, un rire cru, les gémissements des filles terrorisées prises de force.
C'était ainsi.
Mais maintenant, les cloches avaient été enlevées des clochers des églises et les croix ornementées des coupoles. Maintenant, on ne fait plus de service dans les petites églises qui penchent vers le sol. Il n'existe plus de foire, ni de commerces galants. Il n'y a plus de beuveries ni de bagarres ni de promenade de la foule. Dans les bois tout est tranquille. La rivière bleue Vicha circule calmement autour des sept collines et dans ses eaux diaphanes se mirent avec obéissance les verts contours des trembles et des bouleaux. Près du bord, des petits bateaux flottent et on entend au dessus de la surface de la rivière, les voix sonores des enfants.
Dans deux des monastères de Semigorski, on a aménagé des maisons d'enfants. Dans les anciennes cellules, les fenêtres sont ouvertes et le soleil afflue sur les lits propres des enfants et sur les planchers justes teints en jaunes. Dans l'église les murs sont peints en bleu. Une estrade est posée sur la chaire. Où auparavant arrivait la barbe de Dieu, maintenant se trouve la devise en aquarelle avec des fleurettes vertes de chaque côté : "Le premier mai, que l'on tende la main aux enfants du monde entier ! "
Sur le bord d'une petite pelouse, on a fait le potager. Dans des ondes régulières, des planches sont justes enfoncées. Entre elles, les enfants courent rapides comme l'éclair. Olga se trouve sur le petit pont et aide les plus petits à prendre de l'eau dans la rivière. Ses manches sont relevées jusqu'aux coudes. Ses bras ont un peu bronzé. Son visage est coloré et ses yeux regardent avec gaieté.
- style="color: fuchsia;">Attention les enfants ! Ne mouillez pas vos pieds, vous allez vous enrhumer !
-         
Olga Alexevna, avec Burkin, nous avons fini la parcelle ! Que faisons-nous maintenant ?
L'enfant, comme une souris couverte de sueur, retire sa chemise.
- style="color: fuchsia;">Bon je pensais à ça justement ! Remets toutde suite ta chemise ! Pourquoi t-es-tu autant dépêché ? Je te l'ai déjà dit ! Va demander tout de suite à Maria Federovna qu'elle te donne une autre chemise !
Une vieille institutrice vient vers Olga.
- style="color: fuchsia;">Pourquoi vous inquiéter, Olga Alexevna ? Les enfants ont l'habitude !
Ne l'écoutant pas, Olga crie de terreur :
- style="color: fuchsia;">Lunia, Lunia, ne porte pas le seau toute seule ! Nicolas, aide la tout de suite !
L'institutrice Alexandra Ivanovna s'assied sur une bûche.
- style="color: fuchsia;">Certes les enfants aiment et adorent qu'on s'occupe d'eux. Mais, d'un autre côté, on ne doit pas trop le faire. Un enfant doit avoir son autonomie !
Au lieu de répondre, Olga murmure dans sa barbe :
- style="color: fuchsia;">Aujourd'hui, deux enfants se sont déjà baignés ! Pensez-vous que c'est bon ?
Elle prend l'arrosoir et monte dans le jardin.
- style="color: fuchsia;">Bon, voilà, les enfants, nous avons effectué avec vous une grande tâche juste avant le premier mai ! Les ouvriers nous remercieront ! Regardez tout le champ que nous avons travaillé ! Maintenant, allons déjeuner et après, ceux qui le désirent pourront encore aider à planter les pommes de terre et alors notre maison d'enfants figurera sur le tableau d'honneur !
Comme une évidence, tous désiraient planter les pommes de terre. Les enfants ont entouré Olga et ils essayent de parler plus fort que le voisin :
- style="color: fuchsia;">Est-ce que ce soir, on va se promener en bateau, Olga Alexevna ?
- style="color: fuchsia;">Et j'ai capturé un scarabée, Olga Alexevna ! Un énorme !
- style="color: fuchsia;">Et j'ai trouvé une petite vitre verte ! Regardez là !
Olga sourit.
- style="color: fuchsia;">S'il vous plait, regardez, Alexandra Ivanovna ! J'ai trouvé l'Amérique ! Savez-vous, j'ai toujours eu un peu peur des enfants. Et je ne les aimais pas sauf la mienne. Ils me semblaient tellement désobéissants ! Mais, ici, je les apprécie. Et vraiment, moi-même, je suis devenue une autre personne à ce sujet !
Alexandra Ivanovna la regarde fixement.
- style="color: fuchsia;">Vous semblez avoir vécu très isolée ? Est-ce que votre mari est très occupé ?
Olga est pensive pendant un moment.
- style="color: fuchsia;">En général oui ! Mais vous savez, je pense que c'est de ma faute. En regardant en arrière, je sens la peur !
Alexandra Ivanovna est silencieuse sans y prendre garde. Olga écoute le rapide pépiement d'un oiseau, puis soupire soudain suffocant d'extase.
-style="color: fuchsia;">Entendez-vous comment chantent les oiseaux ? … Sentez-vous comme c'est bon ici ?
Elle sourit franchement mais la vieille institutrice remarque dans ses yeux de la tristesse.

Par marilou - Publié dans : Le roman Metropoliteno en français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 22:03
Les auditeurs dans leurs pensées, tordent dans leurs doigts leur cigarette et regardent le sol. Vitali va à la pointe même de l'étrave et s'assied sur la froide barrière en fer forgé de la balustrade à moitié tourné vers la mer. Les vagues vertes se rencontrent rapidement. Poussées contre le bateau à vapeur, elles explosent bruyamment, comme une fontaine de gouttes brillantes. S'il s'incline en dessous, la musique puissante des vagues couvre l'harmonica. S'il se retourne alors …:
"Une belle fille trône ici avec des bijoux d'or.
La chevelure dorée couronne le beau visage" …

Vitali semble se rappeler :
… Alice a posé sur son épaule sa petite tête dorée … Les yeux bleus sont fermés par des paupières légèrement tremblantes. Il prend son visage rougissant dans ses mains et embrasse les paupières d'un mouvement naturel des lèvres. Dans la cabine, il n'y a que lui. Tous sont allés sur le pont supérieur ou bien se disent adieu sur le bord. Au dessus de sa tête, résonnent le martèlement de dizaines de pas, les grincements d'une grue, des cris abrupts, le brouhaha des bagages tombant dans la cale. Des voix et des pas métalliques sur l'escalier. A travers le hublot éclairé, des lumières et des ombres alternent. Une petite lampe bleue pend au plafond. La lumière, en stries d'égale largeur, tombe sur les valises fermées, les couchettes à deux étages et leur échelle, le lavabo de marbre et les tablettes ….
Il se rappelle seulement un rêve. Oui, il est parti sans revoir Alice. Et alors, pourquoi se rappeler ? … Le marin chante une deuxième chanson :
"Attachez le bateau.
Holà, belle pêcheuse ! …"
Vitali se met à frissonner et se retourne vers les gens. Ils sont assis en silence, ne se regardant pas les uns les autres. Le vacarme de la mer bat les oreilles comme un accompagnement monotone et émoussé. Un voile blanc argente tout sur la droite. Le vent est presque nul et le bateau semble rester sur place. Là tout près, il y a la terre, là tout près, se trouvent les côtes de la Baltique, là se trouve la vie, industrieuse, brouillonne, inquiète, comme avant. Et ici, s'étend l'immensité sans limite, la profondeur sombre et angoissante …
"Ho, mon cœur ressemble à la mer.
Il ondule de passion
Et de même nous offre
Des perles rares !" 
Vers le 3ème jour, "Preussen" atteignit Leningrad. Des bastions d'acier de la frontière fortifiée ont poussé ici et là, avec leurs teintes mates de plomb. " Preussen" ralentit son avancée et peu à peu trouva la bonne voie régulière. Avec une forte sirène, les cuirassés soviétiques le dépassaient. Les passagers amassés à la rambarde, secouaient des mouchoirs et criaient en cœur :
-         Vive l'URSS ! Vive l'armée rouge !
L'équipage des cuirassés répondait :
-        
Hurrah !

Bruissant délicatement à la surface, juste sous le côté même du bateau, un sous-marin étroit et long naviguait. Un marin nettoyait le cadran en cuivre sur la vitre ronde de la tourelle, cracha dans ses mains et ricana en levant la tête vers le bateau.
Les passagers russes riaient constamment, en bavardant vivement et dans leurs yeux des petites étincelles de gaieté brillaient. Les Allemands étaient nerveux. Ils attendaient avec crainte la rencontre inévitable avec les "gendarmes rouges". Les "gendarmes" apparurent bientôt sur un petit cotre.
Plusieurs fois "Preussen" siffla lentement, le cotre aborda le bateau et les passagers amassés près de la balustrade virent monter sur le bateau deux hommes en jaquette verte aux boutons dorés tenant des porte-documents. Les hommes étaient ordinaires, avaient un aspect tranquillement affairé et s'ils n'avaient pas eu des étuis de révolver à leur flanc, les Allemands n'auraient pas fait de différence entre les douaniers de Stettin et les "gendarmes rouges".
Pendant que le capitaine présentait les documents de bord, les passagers regardaient le port soviétique. "Preussen" entra dans un étroit et long chenal entre deux bandes de terre s'enfonçant dans le golfe. Sur elles on voyait des feux où les pêcheurs cuisaient des pommes de terre. Sur le chemin, un char paysan se balançait et un petit cheval courait rapidement entre les arbres, regardant le miracle de la mer avec étonnement. Des bouées de diverses couleurs et des mâts de bordure montraient la voie.
Dans le delta de la Neva, des bateaux étrangers s'amassaient. Ici, comme à Stettin, les grues grinçaient et la vie portuaire bourdonnait. Du bord quelqu'un cria dans un porte-voix :
-        
Le quai du lieutenant Schmidt !
Avec un dernier salut affable au capitaine (" Auf Wiedersehen, mein Herr"), disparut définitivement l'Allemagne et commença l'Union Soviétique.
Sur le quai, des cochers, trébuchant dans les plis de leur jaquette, luttaient pour les passagers et des chauffeurs les invitaient dans leur voiture, s'arrachant les uns aux autres les valises.
Vitali loua un fiacre. Sa valise à côté de ses pieds, il regarda autour avec le sentiment d'un homme qui revient après toute une année passée à l'hôpital.
Déjà le crépuscule arrivait et sur Nevski les lanternes s'allumaient. La foule qui se promenait remplissait les larges trottoirs. Un brouhaha de voix joyeuses était suspendu dans l'air. Comme la rue était tranquille, comme la foule était simple et familiale !  Les jeunes filles sans chapeau, en simple corsage, les jeunes sans la cravate traditionnelle allemande ! Un rire sans gêne, sans souci !
Leningrad, la ville laborieuse ! Russie travailleuse, terre des Soviets, bonjour !

Par marilou - Publié dans : Le roman Metropoliteno en français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Kalendaro

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Serĉi

En tiu momento


curieux sont venus sur ce blog.
Merci de votre visite !

personoj promenis sur tiu blogo.
Dankon por via vizito !
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus